Transformations des familles

 

 

 

  Cette impopularité à l'égard du mariage que connait la France depuis plus de 30 ans à pour causes: la propagation du concubinage. En 1990 un couple sur huit est formé de conjoints non mariés contrairement à 1968 ou il y en avait un sur trente cinq. Près de 2 millions de couples qui aujourd'hui cohabitent, restructure le cadre familiale surtout que 39% d'entre eux ont un enfant de moins de 25 ans contrairement en 1982 où il y en avait 24%. Par conséquent, le chiffre de naissance hors mariage est croissant  depuis les années  1977, au point qu'il constitue plus d'un tiers des naissances. D'autre part, le nombre d'enfants pouvant être légitimé par le mariage de leurs parents ne cesse de s'accroitre. 

A ce moment déjà, le mariage n'est donc plus un modèle incontournable pour constituer une famille, malgré que la vie en couple, marié ou non, demeure le modèle dominant pour se construire une famille, ou/et un foyer uni.

Le mariage diminue parallèlement à la diminution du nombre de divorce qui progresse depuis le début les années 70. Il a été multiplié par trois en 24 ans ,ainsi sur 3 mariages 1 couple finis par divorcé. Les séparations s'opèrent surtout au début de la vie conjugale, et on remarque qu'au fil des années le délais se raccourcit. « Si la fréquence maximale du divorce était atteinte, dans les unions formées à la fin des années 70, au cour de la sixième année, elle est respectivement à 5 ans puis 4 ans pour les mariages célébrés en 1980 et 1982. Cette précocité des ruptures expliquent la progression du divorce par consentement mutuel qui concerne 51% de l'ensemble des cas. »

Aujourd'hui, même si le nombre de divorces a réussit à se stabilisé dans une fourchettes de 105 000 à 110 000 ayant pour cause la diminution des mariages, le divorce est favorable à l'épanouissement de nouvelles structures familiales.

L'affirmation de l'individualité, relativement récente, pour la femme, pose un nouveau problème : celui de la compatibilité difficile entre la vie professionnelle, (avec une envie de faire carrière) et sa vie familiale ( devoir de mère et d'épouse). C'est dans cette optique qu'il  faut comprendre  l'expansion du célibat, observé surtout chez les femmes diplômées. Malgré que la vie en couple, maritale ou non, demeure l'exemple dominant, elle devient de plus en plus l'occasion de tensions et de conflits,car les conjoints ne sont plus réellement dans un système de complémentarité mais plutôt où chacun veut s'imposer. C'est en contradiction avec l'époque où le bon père de famille s'occupait de tout à part des tâches ménagères réservés à la femme.

En 1990,on compte 1 176 000 familles mono parentales en France métropolitaines, ce qui représente 13% de l'ensemble des familles avec des enfants de moins de 25 ans contre 3,3% en 1968 , ce qui équivaut à une progression de 63% en 20 ans.

Cela s'explique surtout par la multiplication du nombre de divorce. En effet, on a pu assister au quadruplement de ce type de famille résultant d'une rupture d'union.

( source: La Famille)

 

Dans 25% des cas le parent est non marié; il s'agit essentiellement de mères célibataires dont le nombre a également quadruplé. Le veuvage des femmes n'expliquent plus que 20% des situations monoparentales, alors qu'en 1968 la perte d'un conjoint était la cause majoritaire (54%).

 

 

(Source: La Famille)

 

Selon une étude de l4NED « un enfant sur quatre et une femme sur six sont susceptibles de connaître une telle situation ». Cette période de vie peut être suivie d'une remise en couple des parents se retrouvent seul. En conséquence, en 1990, 950 000 enfants de moins de 25 ans soit 5,6%, vivaient avec un beau parent et faisaient partie 600 000 familles recomposées.


C'est environ un enfant sur 5 qui ne vit pas avec ses deux parent: 12% en famille monoparentales et 7,6% en famille recomposée.

C'est surtout au bas de l'échelle social que l'on rencontre davantage de famille recomposées et de familles monoparentales. En effet la proportion d'enfant qui vivent avec leur mère passe de 11% quand les mères sont sans diplôme à 8% pour celle qui ont le plus de diplômes, et la proportion des enfants vivant avec un beau parent tombe de 6 à 3% pour les plus qualifiés. Ceci peut s'expliquer par la vision traditionaliste qu'exprime la haute société toujours à l'égard du mariage censé être éternel.Ainsi le divorce est toujours mal perçu par leur entourage, mais ils sont tout de même touchés par ce phénomène.


Mais nous observons aussi un autre facteur, le PACS ( pactes civil de solidarité ), voté en 1999, est le voisin du mariage, sans en avoir les contraintes législatives. Il est possible d'y mettre fin sans délais grâce à une déclaration commune des deux conjoints, voir d'un délai de 3 mois si un seul partenaire est d'accord. Ce pacte est beaucoup plus rapide et simple qu'une procédure de divorce qui peut se faire sous plusieurs années. Ce pseudo mariage a déjà séduit un grand nombre de concubins. C'est une vision moderne de partager sa vie avec une personne sans pour autant être "enchainé".

 

Ainsi avec la croissance du nombre de divorces, du PACS, des parents célibataires et de recompositions familiales, c'est 20 % des familles qui ne peuvent plus répondre au critère de la famille classique, c'est à dire du couple qui élève ses enfants et eux seulement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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