Evolutions des mentalités

 

 

« En 1990, neuf couples sur dix étaient encore constitués de deux conjoints mariés ». Le mariage n’aura été vraiment stable que entre les années cinquante et soixante où il y avait encore peu de veufs, peu de divorces, peu de naissances hors du mariage, des unions de plus en plus «précoces», hâtif.

Vers la fin des années 90, le mariage légal perd de sa valeur, même lorsque des enfants naissent, où habituellement, entraînait une union pour son bien être, et légalisé cette naissance illégitime. Jusqu'au 19e siècle c'était un acte particulièrement dénigré et déviant car on ne devait pas passer à l'acte sexuel sans être marié, une interdiction inscrite au sein de la religion catholique,qui était encore très présente à cette époque. Mais à partir du 19ème siècle, on trouve une conception moins indispensable pour le mariage. Grâce à la contraception moderne, on peut permettre une dissociation aisée de la sexualité et de la procréation. L'expansion du travail rémunéré des femmes leur assure une indépendance accrue.

Ensuite, on remarque que en même temps , la dévalorisation du mariage est due en partie à une croyance moins accrue, il y a une progression parallèle des divorces et de l'union libre qui atteste d'un changement de la vision traditionnelle où le mari apportait le nom de famille, « le statut social » et l'épouse le « travail domestique », soit s'occuper des enfants, ranger la maison, être une bonne épouse etc...

Dans les années 80, la condition de la femme a évolué. Il passe par l'activité professionnelle, l'expansion du travail rémunéré des femmes. Elles essayent d'évoluer dans leurs carrières, et la vision de la bonne mère de famille au foyer s'est dévalorisée, étant montré comme dépassé, voir vieux jeux.

A partir de ce moment, l'individualité des femmes est florissante ainsi elles ont une certaine indépendance financière qui s'ajoute à l'affaiblissement du besoin de la dépendance d'un mari. Ce sont des facteurs qui peuvent expliquer pourquoi les femmes sont en majorité celles qui demandent le divorce.

A partir de là, déjà, divorcer n'est plus un acte considéré comme déviant, ou qui conduit une personne à être « en marge des conventions sociales », avec la religion qui ne l'accepte pas. Mais c'est plutôt être conscient des droits à son individualité et à sa liberté de choisir de rester dans un couple ou non. Le divorce n’a pas cessé d'augmenter depuis le milieux des années 60, allant de 30 000 à 110 000 en 1993.

 

Le divorce s’est banalisé à la fin du XXe siècle. Pourtant, il est resté longtemps mal consideré et, encore au début des années soixante, beaucoup de divorcés hésitaient à se présenter comme tels, car à l'époque il y avait encore une forte présence de l'église , celle ci ne concevait pas le divorce.

 

La montée du divorce a d’abord été lente, puis « quasi exponentielle » dans les années soixante-dix en dépit de la pratique de plus en plus répandue d’une phase de cohabitation, où l'on essaie de prendre sur soi, de faire des compromis, et d'essayer de rebâtir le couple.

 

Les unions rompues dépassent 100 000 chaque année depuis 1984.

 

Aujourd'hui, même si le nombre de divorce s'est stabilisé dans "une fourchette" de 105000 à 110 000 en raison de la diminution des mariages , il favorise le développement de nouvelles structures familiales.

 

 

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